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Sakurajima #5

Sans aucun doute, j’étais irrité. C’était aussi à cause du manque de sommeil prolongé. Cependant, ce n’était pas seulement cela. En un mot, j’étais incapable d’accepter mon sort.
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Sakurajima #4

La dysenterie faisait rage. Ce jour-là, un soldat cryptographe qui avait cueilli et mangé des poires sauvages, avait été envoyé à l’hôpital de Kirishima avec des soupçons de la maladie. Manger des poires était strictement interdit par les médecins militaires. Après l’avoir laissé à l’infirmerie, j’étais retourné aux quartiers d’habitation pour y prendre mon repas du soir.
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Sakurajima #3

Ainsi commença ma vie à Sakurajima. La journée était divisée en deux périodes de service, et la nuit en trois. De six heures du soir jusqu’à l’heure de l'inspection, il y avait une période qui ne faisait partie ni des quarts de jour ni de ceux de nuit.
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Sakurajima #2

À midi le jour suivant, j’arrivai à Taniyama sous une pluie fine. L’intérieur de l’abri suintait d’humidité et l’air était vicié. La salle de cryptage était tout au fond. J’ôtai ma lourde casquette militaire gorgée d’eau et j’entrai en me courbant pour ne pas me cogner aux poutres. À cause de la forte chaleur de la pièce, j’avais beau essuyer sans cesse mes lunettes, elles se recouvraient continuellement de buée.
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Sakurajima #1

Au début de juillet, je me trouvais à Bōnotsu. C’était ici que jadis, nos ambassades prenaient la mer pour aller en mission dans la Chine des Tang. Je m’occupais des transmissions de la base se trouvant dans le col qui surplombait ce joli petit port. J’étais cryptographe. Tous les jours, je descendais de la falaise pour aller pêcher, cueillir des myrtilles dans la montagne et bavarder avec l’employée du bureau de poste de Bōnotsu qui passait par le col matin et soir.