Thierry Maré est né le 3 octobre 1957 à Amiens. Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm et agrégé de Lettres modernes, il est arrivé au Japon en 1986, à l’invitation de l’université Gakushūin, à Tōkyō, dont il est aujourd’hui professeur.

Écrivain, auteur de nombreuses pièces de théâtre et de trois romans publiés aux éditions Gallimard (L’Heure sainte, 1991 ; La Rencontre aux enfers, 1992 ; L’Amour de loin, 1994), ainsi que d’un recueil de Lettres édifiantes & curieuses du Japon (2019 aux éditions Elytis, Bordeaux). Il a écrit deux ouvrages en collaboration avec Shinozawa Hideo (Furansu seiku no chōko, « Trésor des expressions françaises », aux éditions Sōgō-Hōrei-Shuppan en 2001 ; Furansu-go no jōshiki, « Ce qu’il faut savoir quand on parle français », aux éditions Hakusuisha en 2003).

Il a traduit en japonais le texte de L’Origine rouge de Valère Novarina (Kurenai no kigen, Renga-Shobō 2013) et dirigé la traduction des Petites comédies de Claudel aux éditions Suieisha (Kurōderu Shōkigeki-shū, 2020). Sa traduction de Musashino Fujin d’Ōoka Shōhei (La Dame de Musashino) a été publiée chez Picquier en 1991. Pour la revue Japanese literature today / Littérature japonaise d’aujourd’hui, entre 1997 et 1999, il a traduit des nouvelles de Sae Shūichi, Yamada Eimi, Fujisawa Shū, ainsi que des poèmes de Yoshiwara Sachiko, Itō Kazuhiko, Tada Chimako. La traduction de quelques poèmes de Nomura Kiwao a paru dans le numéro 100 de la revue Po&sie ; celle de Musabori to ikari to orokasa (« L’Avidité, la rage et la bêtise »), pièce de théâtre écrite par Kaneshita Tatsuo, répondait à une commande de Théâtre Ouvert, en 2002 ; celle de Miyo, hikōki no takaku toberu wo (« Regarde l’aéroplane, comme il vole haut dans le ciel »), de Nagai Ai à une commande du Théâtre Public de Setagaya en 2004.


Illustration : Ogino Issui, Ōyō Manga, 1903
Purchase, Mary and James G. Wallach Foundation Gift, 2013
The Metropolitan Museum of Art